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Aline Isoz officie en tant qu’experte en transformation numérique auprès des entreprises et institutions romandes. Titulaire d’un Bachelor en Communication, Marketing et Relations publiques, elle a commencé sa carrière dans le monde des agences publicitaires comme indépendante, puis a successivement occupé les postes de Directrice de création et de Directrice des stratégies digitales en Suisse romande, avant d’ouvrir sa propre agence en gestion de marques et branding, Blackswan et alineisoz.ch, un service d'accompagnement à la transformation digitale des RH, notamment. 

Nominée en 2015 pour le prix de la « Femme digitale de l’année » au Meilleur du Web, Aline Isoz a mis sur pied une délégation suisse de femmes actives dans le numérique invitée à la Journée de la femme digitale à Paris en mars 2016 ; elle consacre depuis une série de portraits aux femmes suisses du numérique dans Le Temps, après avoir tenu pendant 5 ans une chronique dans le magazine Bilan.

Membre de l’ACAD, elle intervient régulièrement dans le cadre de conférences ou d’ateliers thématiques auprès de décideurs, d’administrateurs de société et commente également les enjeux liés au numérique dans les médias en tant qu’experte. 

En 2016, elle est devenue membre du comité du Cercle suisse des administratrices, membre d’une commission pour Vigiswiss et a rejoint le conseil consultatif de la société aequivalent, de même que le conseil d’administration de la société Globaz SA.

De nationalité suisse, Aline Isoz parle français, allemand et anglais et elle a suivi des formations sur le Business Model Canvas Generation, sur l’intelligence économique et la veille stratégique, ainsi que sur les ressources humaines. 

jeudi 13 octobre 2011

Passe-moi les jumelles (la suite)

Je vous l'avais promis, ça a pris du temps, mais on y est. La suite des aventures gémellaires d'une mère débordée (la preuve...) et un peu maniaque aussi, ce qui n'est pas compatible. D'ailleurs, les enfants devraient venir au monde avec une mention, comme pour les paquets de cigarettes, un sticker, une étiquette, j'en sais rien (c'est pas à nous de faire le boulot non plus), spécifiant qu'ils peuvent mettre notre santé en danger si on en fait trop. De la prévention parentale pour jeunes parents perfectionnistes, quoi...

J'en étais donc à la sortie de la maternité: je passe rapidement sur le fait qu'au moment de quitter les lieux, y a quand même une petite voix au fond de moi qui avait envie de crier à l'infirmière "vous n'allez pas me laisser partir avec eux??!! Comment je vais faire??!! J'ai pas le mode d'emploi!!!" (oui, après 10 jours encadrée par du personnel hospitalier, difficile de couper le cordon... pour moi!), alors même que je faisais un grand sourire stressé (le sourire de la maman contente de rentrer chez elle, vous leurrez pas, y a aucune autre réaction admissible dans ces cas-là) en quittant le port rassurant de ma chambre pour une aventure dans laquelle il n'y aurait plus de professionnels pour m'accompagner (là, franchement, une seule envie: crier AU SECOURS! Les femmes d'abord et les enfants... on sait pas trop, justement).

Me voici donc avec deux petits bébés harnachés dans leur poussette interminable, avec la prise de conscience que là, j'en avais bien la responsabilité jusqu'à la fin de mes jours (si, si) et que les ascenseurs de l'hôpital étaient probablement les seuls dans tout l'univers adaptés à ma machine de guerre... Décidément, ça commençait mal: à la réception, on m'a prise pour une jeune fille au pair (et ça a continué après aussi, comme si une bonne femme d'un mètre à peine 59 n'avait pas pu mettre au monde deux bébés) et malgré l'entraînement préaccouchement, le déplacement des coques pour bébés de la poussette à la voiture, au mois de novembre, par un froid de canard, s'est révélée bien plus ardue que prévue. Là, y a quand même un moment où on réalise qu'on est arrivés à 2 et qu'on repart à 4 (avec un gros ventre dans les deux cas - pas dégonflé en 10 jours, vous pensez bien) et personnellement, j'ai ressenti deux trucs: la toute-puissance et la trouille absolue.

Le plus sympa, avec deux bébés d'un coup, c'est quand même les nuits. Heureusement, mes filles faisaient les leurs à 2 mois et demi (pour les profanes, c'est quand les enfants dorment plus de 7 heures sans se réveiller et que nous, parents, on se réveille le premier matin en se demandant ce qui a bien pu se passer pour qu'on dorme aussi longtemps). Mais pendant tout ce temps, ça implique quand même 4-6 réveils entre les deux enfants. On a beau se partager les levers, faut bien avouer qu'à deux heures du matin, difficile d'avoir les idées claires sur ce qu'on fait, donc nous, on avait mis un système HYPER sophistiqué au point: un tableau Excel.

Dans cet outil de gestion fantastique, on notait: le prénom de l'enfant qu'on avait nourri, si c'était au sein ou au biberon - au sein, que pour moi, évidemment- parce qu'il fallait alterner le mode alimentaire, et si on avait changé son pampers... Ben oui, des fois qu'à force de manquer d'heures de sommeil, on donnerait deux fois à manger à la même, qu'on ne les changerait plus du tout en pensant que l'autre l'avait fait, vous imaginez le tableau! Par contre, y a quand même eu un truc génial: j'ai pu revoir tous les épisodes d'"Alerte à Malibu" en rediffusion nocturne!!! Comme quoi, y a plein d'avantages à devoir se lever la nuit quand on a des bébés...