mardi 31 mai 2011
lundi 30 mai 2011
Suis-je une extra-terrestre?
J'ai décidé de formuler cela comme ça, parce qu'il m'arrive au vu de certaines réactions, de me poser la question. Une fois n'est pas coutume, il s'agit d'un billet dont le sujet m'a été demandé par bebe-bebe.com, une plate-forme destinée aux parents, ce qui constitue une de mes activités, même si elle est à temps "partiel".
J'ai deux fillettes de 5 ans et demi (oui, des jumelles... mais qui ne se ressemblent pas du tout) dont j'ai la garde une semaine sur deux et la moitié des vacances. Parallèlement, j'ai fondé il y a 18 mois mon entreprise avec un associé et depuis 3 mois, j'ai ouvert mon propre blog tout en en profitant pour développer davantage ma présence en ligne sur divers réseaux sociaux. Côté enfants, je suis plutôt bien lotie. Déjà, elles vont à l'école (les horaires sont absurdes, mais il y a une très bonne structure d'accueil pas loin entre midi et deux et après 15h), ensuite, elles sont vraiment cool, stimulantes au niveau de leurs questions existentielles et m'obligent à évoluer en tant que mère, autant qu'en tant qu'individu.
Pour mon entreprise, la première année a été aussi compliquée en terme d'organisation et de gestion que vous pouvez l'imaginer, un peu comme un troisième enfant à gérer, sauf qu'en plus, il faut convaincre des gens de travailler avec vous alors que vous êtes tout jeune. Humainement, professionnellement, c'est une aventure ardue et passionnante où j'ai pu découvrir que c'est dans les moments difficiles que l'on découvre aussi de quoi on est fait.
Quant à mon blog, il a vu le jour après une période de remise en question en profondeur de mes envies, mes priorités, justement parce que les deux éléments précédents ainsi que d'autres paramètres m'avaient éloignée de mes fondamentaux. Ce blog, c'est mon truc à moi, mon territoire, l'endroit qui n'appartient qu'à la femme que je suis, pas à la maman, ni à la businesswoman. Il m'a permis de faire de nouvelles rencontres, d'explorer d'autres voies professionnelles et de me révéler à moi-même. Ce qui m'a finalement permis d'être à la fois une maman mieux dans ses baskets et une entrepreneuse plus efficace, plus confiante.
Bien sûr, il y a des frustrations, parce que malgré tout, le monde du travail et de l'entrepreneuriat n'est pas prévu pour des profils comme le mien: les événements de réseautage ont lieu le matin au moment où les enfants vont à l'école et le soir, quand il faut aller les chercher. Je ne connais d'ailleurs aucun homme qui a monté son entreprise en ayant la garde de ses enfants une semaine sur deux et la plupart des femmes que j'ai rencontrées qui l'ont fait étaient ou sont en couple (côté sécurité financière, ça rassure déjà!). Mon blog, je m'en occupe le soir, lorsque j'ai l'esprit libre et que je suis seule avec moi-même. La semaine où je n'ai pas mes filles, j'essaie également de maintenir ma vie sociale personnelle en voyant mes amis, en allant au cinéma ou en faisant des sorties qui me font plaisir.
C'est important, le plaisir, essentiel. J'ai découvert récemment que les contraintes que l'on choisit, que l'on accepte, ne sont plus des contraintes. Du coup, pas de frustrations. C'est ma conclusion numéro 1.
La deuxième, c'est que lorsqu'on est animé par la passion de la vie, par la curiosité, l'envie d'aller vers les autres, on dispose de ressources illimitées.
La troisième, c'est que lorsque l'on fait les choses parce qu'elles nous correspondent, par amour, tout est plus facile, on est plus efficace quant on aime ce qu'on a choisi et surtout, qu'on a choisi de faire ce que l'on aime.
La quatrième, c'est de savoir s'écouter, se respecter tel que l'on est, en connaissant ses forces et en acceptant ses limites. L'équilibre personnel, c'est la base du bonheur, la pierre angulaire de la réussite au sens où je l'entends désormais.
Enfin, tout cela ne serait pas possible sans mes filles et le moteur qu'elles représentent, sans ma famille sur laquelle je peux compter à tout moment, sans mes amis qui me soutiennent et m'apportent leurs propres sourires et avec qui j'ai des échanges qui me font grandir, sans mon associé qui me permet d'être une extra-terrestre qui s'assume. Tous, ils participent à me donner le courage de continuer chaque jour en appréciant la vie que j'ai, que j'ai choisie, telle qu'elle est. Je l'aime, parce que c'est la mienne, rien qu'à moi.
Comme le disait ce bon vieux Périclès : "Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage".
J'ai deux fillettes de 5 ans et demi (oui, des jumelles... mais qui ne se ressemblent pas du tout) dont j'ai la garde une semaine sur deux et la moitié des vacances. Parallèlement, j'ai fondé il y a 18 mois mon entreprise avec un associé et depuis 3 mois, j'ai ouvert mon propre blog tout en en profitant pour développer davantage ma présence en ligne sur divers réseaux sociaux. Côté enfants, je suis plutôt bien lotie. Déjà, elles vont à l'école (les horaires sont absurdes, mais il y a une très bonne structure d'accueil pas loin entre midi et deux et après 15h), ensuite, elles sont vraiment cool, stimulantes au niveau de leurs questions existentielles et m'obligent à évoluer en tant que mère, autant qu'en tant qu'individu.
Pour mon entreprise, la première année a été aussi compliquée en terme d'organisation et de gestion que vous pouvez l'imaginer, un peu comme un troisième enfant à gérer, sauf qu'en plus, il faut convaincre des gens de travailler avec vous alors que vous êtes tout jeune. Humainement, professionnellement, c'est une aventure ardue et passionnante où j'ai pu découvrir que c'est dans les moments difficiles que l'on découvre aussi de quoi on est fait.
Quant à mon blog, il a vu le jour après une période de remise en question en profondeur de mes envies, mes priorités, justement parce que les deux éléments précédents ainsi que d'autres paramètres m'avaient éloignée de mes fondamentaux. Ce blog, c'est mon truc à moi, mon territoire, l'endroit qui n'appartient qu'à la femme que je suis, pas à la maman, ni à la businesswoman. Il m'a permis de faire de nouvelles rencontres, d'explorer d'autres voies professionnelles et de me révéler à moi-même. Ce qui m'a finalement permis d'être à la fois une maman mieux dans ses baskets et une entrepreneuse plus efficace, plus confiante.
Bien sûr, il y a des frustrations, parce que malgré tout, le monde du travail et de l'entrepreneuriat n'est pas prévu pour des profils comme le mien: les événements de réseautage ont lieu le matin au moment où les enfants vont à l'école et le soir, quand il faut aller les chercher. Je ne connais d'ailleurs aucun homme qui a monté son entreprise en ayant la garde de ses enfants une semaine sur deux et la plupart des femmes que j'ai rencontrées qui l'ont fait étaient ou sont en couple (côté sécurité financière, ça rassure déjà!). Mon blog, je m'en occupe le soir, lorsque j'ai l'esprit libre et que je suis seule avec moi-même. La semaine où je n'ai pas mes filles, j'essaie également de maintenir ma vie sociale personnelle en voyant mes amis, en allant au cinéma ou en faisant des sorties qui me font plaisir.
C'est important, le plaisir, essentiel. J'ai découvert récemment que les contraintes que l'on choisit, que l'on accepte, ne sont plus des contraintes. Du coup, pas de frustrations. C'est ma conclusion numéro 1.
La deuxième, c'est que lorsqu'on est animé par la passion de la vie, par la curiosité, l'envie d'aller vers les autres, on dispose de ressources illimitées.
La troisième, c'est que lorsque l'on fait les choses parce qu'elles nous correspondent, par amour, tout est plus facile, on est plus efficace quant on aime ce qu'on a choisi et surtout, qu'on a choisi de faire ce que l'on aime.
La quatrième, c'est de savoir s'écouter, se respecter tel que l'on est, en connaissant ses forces et en acceptant ses limites. L'équilibre personnel, c'est la base du bonheur, la pierre angulaire de la réussite au sens où je l'entends désormais.
Enfin, tout cela ne serait pas possible sans mes filles et le moteur qu'elles représentent, sans ma famille sur laquelle je peux compter à tout moment, sans mes amis qui me soutiennent et m'apportent leurs propres sourires et avec qui j'ai des échanges qui me font grandir, sans mon associé qui me permet d'être une extra-terrestre qui s'assume. Tous, ils participent à me donner le courage de continuer chaque jour en appréciant la vie que j'ai, que j'ai choisie, telle qu'elle est. Je l'aime, parce que c'est la mienne, rien qu'à moi.
Comme le disait ce bon vieux Périclès : "Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage".
vendredi 27 mai 2011
Enfants à vendre ou à donner
Non, mais vraiment! C'est incroyable à quel point les enfants peuvent vous emm.... en vous confrontant sans cesse, je vous jure. A un tel point qu'avant de m'atteler à mon repassage (une autre des tâches passionnantes qui font mon quotidien!), je n'ai pas hésité à partager ce nouveau moment épique de grande solitude avec vous.
Vous avez déjà lu mon article sur le fait que j'ai eu le malheur d'évoquer Hitler devant elles (le lendemain d'ailleurs, elles voulaient voir sa tête et j'ai sorti une image sur Google - je me dis qu'à force, je vais finir par être mise sur la liste noire des cyber-terroristes potentiels) et que voilà qu'aujourd'hui, elles me font un nouveau coup.
On était à table, tranquilles, les trois en train de papoter de choses et d'autres, quand l'une des deux me demandent comment on fabrique le papier... Sérieusement, faut avoir un doctorat pour éduquer des gosses! Ils peuvent pas se contenter de demander ce que c'est que cette bouteille de lait, comme dans les pubs??!! Bref, je leur explique grossièrement que ça se fait à partir des arbres, de leur écorce et j'évite de trop m'attarder sur le processus de fabrication, que je ne maîtrise pas. Et voilà que l'autre se met à hurler : "quoi??!! Avec des arbres??!! Mais alors, on tue la Nature pour faire du papier (merci l'école!!)??". Faut savoir que déjà aujourd'hui, je leur donne le seul bain de la semaine (je privilégie la douche pour leur apprendre à se laver seules) et qu'elles ont elles-mêmes arrêté l'eau au niveau de leurs hanches "pour pas gaspiller", parce qu'on leur a appris ça à l'école...
C'est génial, non? Maintenant, elles ne veulent plus dessiner sur des feuilles (je vais devoir acheter et expliquer le principe du papier recyclé) et pour le bain, je suis bonne pour m'éclater le dos à les mouiller comme je peux et à les rincer idem. Bon, l'étape d'après, c'est quoi? Parce qu'elles me font des scènes pour le recyclage de mes déchets quand elles me voient jeter du PET à la poubelle. D'ici à ce que je doive acheter une voiture électrique, y a pas long, je vous le dis. Ils veulent pas plutôt harmoniser les horaires, à l'école, pour que les mères ne polluent pas la planète en faisant plusieurs voyages, au lieu de leur bourrer le mou avec avec l'eau du bain? Hein, franchement?...
Vous avez déjà lu mon article sur le fait que j'ai eu le malheur d'évoquer Hitler devant elles (le lendemain d'ailleurs, elles voulaient voir sa tête et j'ai sorti une image sur Google - je me dis qu'à force, je vais finir par être mise sur la liste noire des cyber-terroristes potentiels) et que voilà qu'aujourd'hui, elles me font un nouveau coup.
On était à table, tranquilles, les trois en train de papoter de choses et d'autres, quand l'une des deux me demandent comment on fabrique le papier... Sérieusement, faut avoir un doctorat pour éduquer des gosses! Ils peuvent pas se contenter de demander ce que c'est que cette bouteille de lait, comme dans les pubs??!! Bref, je leur explique grossièrement que ça se fait à partir des arbres, de leur écorce et j'évite de trop m'attarder sur le processus de fabrication, que je ne maîtrise pas. Et voilà que l'autre se met à hurler : "quoi??!! Avec des arbres??!! Mais alors, on tue la Nature pour faire du papier (merci l'école!!)??". Faut savoir que déjà aujourd'hui, je leur donne le seul bain de la semaine (je privilégie la douche pour leur apprendre à se laver seules) et qu'elles ont elles-mêmes arrêté l'eau au niveau de leurs hanches "pour pas gaspiller", parce qu'on leur a appris ça à l'école...
C'est génial, non? Maintenant, elles ne veulent plus dessiner sur des feuilles (je vais devoir acheter et expliquer le principe du papier recyclé) et pour le bain, je suis bonne pour m'éclater le dos à les mouiller comme je peux et à les rincer idem. Bon, l'étape d'après, c'est quoi? Parce qu'elles me font des scènes pour le recyclage de mes déchets quand elles me voient jeter du PET à la poubelle. D'ici à ce que je doive acheter une voiture électrique, y a pas long, je vous le dis. Ils veulent pas plutôt harmoniser les horaires, à l'école, pour que les mères ne polluent pas la planète en faisant plusieurs voyages, au lieu de leur bourrer le mou avec avec l'eau du bain? Hein, franchement?...
mercredi 25 mai 2011
M6, c'est plus fort que toi!
Pékin Express ce soir, X Factor hier, Un dîner presque parfait tous les jours, Top Chef, Turbo, 100% mag, D&co, Maison à vendre, Recherche maison ou appartement, Belle toute nue, Nouveau look pour une nouvelle vie... Et j'en passe! M6 a tout compris: la petite chaîne qui montait à ses débuts est désormais la référence en matière d'émissions qui cartonnent en terme d'audience... et de concepts! J'avoue, je suis scotchée devant mon petit écran devant la plupart de leurs programmes, surtout la semaine où je suis assignée à résidence par mes deux nanas. Du coup, j'ai essayé de me demander ce qui pouvait bien générer cette dépendance, surtout qu'honnêtement, on en a vu une, on les a toutes vues.
Mais alors, c'est quoi, leur truc!!!?? Bon, déjà, c'est accessible et ça parle à tout le monde: décoration, bouffe, logement, voiture, people, qui n'est pas concerné? Ensuite, ça fait des sujets de discussion. La déco pourrie de Damidot, les jurés sadiques de X Factor, l'état infâme d'un appart dans C'est du propre!, le choc des cultures entre Bidochon et indigènes dans Pékin Express, tout est prétexte à pouvoir rire des participants, voire de piquer quelques bonnes astuces au passage...
Pourtant, le plus fort, c'est qu'on rentre chez les gens, dans leur intimité. On les voit humiliés, pris en charge par les animateurs, démunis, rabroués, et ça, ça soulage le voyeur en nous, et le dépressif. En voyant certains passages, on se prend à se réjouir de la vie qu'on a, ça agit comme un anxiolytique, ça rassure. Là, je marque un temps d'arrêt pour ceux qui pensent que c'est grave de considérer le nivellement par le bas comme rassurant, mais on a toujours le choix. Même dans X Factor il y a des OVNIS qui pourraient se retrouver sur des chaînes plus "élitistes" ou programmés sur des radios "trendy".
Et je vais vous dire: j'écoutais Couleur 3 aujourd'hui parce que j'aime bien le ton de certaines émissions. Et quand l'animatrice fait l'éloge de Rihanna et enchaîne sur Lady Gaga pour expliquer que elle, par contre, "elle n'est pas diffusée sur Couleur 3"... Ben moi, franchement, entre Rihanna et Lady Gaga, je vois pas la différence... Alors j'aime bien M6, parce qu'au moins, ils mettent tout le monde dans le même panier et j'ai pas l'impression qu'ils se vendent pour autre chose que ce qu'ils sont, eux...
Mais alors, c'est quoi, leur truc!!!?? Bon, déjà, c'est accessible et ça parle à tout le monde: décoration, bouffe, logement, voiture, people, qui n'est pas concerné? Ensuite, ça fait des sujets de discussion. La déco pourrie de Damidot, les jurés sadiques de X Factor, l'état infâme d'un appart dans C'est du propre!, le choc des cultures entre Bidochon et indigènes dans Pékin Express, tout est prétexte à pouvoir rire des participants, voire de piquer quelques bonnes astuces au passage...
Pourtant, le plus fort, c'est qu'on rentre chez les gens, dans leur intimité. On les voit humiliés, pris en charge par les animateurs, démunis, rabroués, et ça, ça soulage le voyeur en nous, et le dépressif. En voyant certains passages, on se prend à se réjouir de la vie qu'on a, ça agit comme un anxiolytique, ça rassure. Là, je marque un temps d'arrêt pour ceux qui pensent que c'est grave de considérer le nivellement par le bas comme rassurant, mais on a toujours le choix. Même dans X Factor il y a des OVNIS qui pourraient se retrouver sur des chaînes plus "élitistes" ou programmés sur des radios "trendy".
Et je vais vous dire: j'écoutais Couleur 3 aujourd'hui parce que j'aime bien le ton de certaines émissions. Et quand l'animatrice fait l'éloge de Rihanna et enchaîne sur Lady Gaga pour expliquer que elle, par contre, "elle n'est pas diffusée sur Couleur 3"... Ben moi, franchement, entre Rihanna et Lady Gaga, je vois pas la différence... Alors j'aime bien M6, parce qu'au moins, ils mettent tout le monde dans le même panier et j'ai pas l'impression qu'ils se vendent pour autre chose que ce qu'ils sont, eux...
mardi 24 mai 2011
Qu'est-ce qui m'a pris?...
J'étais tranquillement installée dans ma voiture, j'avais récupéré mes filles dans leur structure d'accueil (eh oui, les horaires d'école enfantine sont évidemment prévus pour arranger les parents qui travaillent!...) et je roulais donc en direction de mon Home Sweet Home. Voilà qu'on croise des chars militaires (le Gros-de-Vaud réserve des surprises, faut pas croire qu'il ne se passe rien à la campagne) et que mes filles me demandent ce que c'est. Je leur réponds: "des chars" et elles enchaînent avec un "à quoi ça sert?".
On est en pleine période des questions, j'en aurais encore quelques-unes bien embêtantes à vous soumettre, juste pour savoir ce que vous, vous répondriez. Bref, là, je réponds que ça sert aux soldats, pour défendre le pays. Elles me demandent pourquoi, s'il y a des gens qui veulent nous attaquer. Je leur dis que là, on ne fait que s'entraîner (ça fait tellement longtemps que la Suisse s'entraîne, d'ailleurs, qu'elle sera sûrement totalement prête le jour où un pépin arrivera...) et que c'est si jamais il y a la guerre. Petite précision: j'évite que mes filles regardent le téléjournal, convaincue que même si on ne peut pas les préserver de tout, j'ai déjà assez à faire avec les nombreuses autres questions qui me sont posées. Fin de l'aparté.
Donc elles me demandent si par exemple l'Allemagne fait la guerre (la copine de leur père vient de là-bas, d'où le lien immédiat, je suppose) et là, je dis, qu'est-ce qui m'a pris??!! Je leur explique que la guerre avec l'Allemagne, c'était il y a très longtemps, et comme elles enchaînent pour savoir contre qui, je me retrouve à essayer de m'en sortir en disant qu'il y avait un Monsieur très, très méchant qui avait tué plein de gens et que tous les pays s'étaient mis contre lui. Déjà, le fait de devoir essayer de ne pas stigmatiser toute une nation sur la base d'une période sombre, ça demande un certain recul compte tenu du fait qu'il serait facile de jeter la pierre aux Allemands en général. Ensuite, quand elles m'ont demandé son nom et que je me suis entendue dire: "Adolf Hitler", j'ai eu l'impression de commettre l'irréparable. De un, si elles en parlent à l'école, que va penser la maîtresse? De deux, entendre ce nom dans la bouche de mes filles, ça m'a moi-même choquée tant le décalage entre ce qu'elles en comprennent et la réalité est grand. De trois, j'ai eu le sentiment de leur parler de quelque chose de totalement hors de leur perception historique.
En effet, est-ce que, pour elles, dans quelques années, cette guerre que même leurs grands-parents n'auront pas connue, aura encore une résonance quelconque? Entre moi-même et la deuxième guerre, il y avait la mémoire de mes grands-parents, me racontant leurs anecdotes et leur perception. Ils faisaient en quelque sorte partie de l'Histoire avec un grand H. Désormais, qui leur transmettra la réalité de ce qui leur apparaîtra peut-être comme de simples archives dans dix ans? Qu'est-ce qui m'a pris? L'éveil de ma conscience qu'être parent, c'est aussi assurer le devoir de la mémoire? Franchement, je n'en sais rien. Mes les enfants de 5 ans sont épuisants, ça c'est sûr. Passant de la création de l'univers, à la découverte du feu, la sexualité, Georges Braque (oui, merci la maîtresse), mes filles me font réaliser à quel point je vais encore en baver les 15 prochaines années... Super Nanny, tu me manques!!!
On est en pleine période des questions, j'en aurais encore quelques-unes bien embêtantes à vous soumettre, juste pour savoir ce que vous, vous répondriez. Bref, là, je réponds que ça sert aux soldats, pour défendre le pays. Elles me demandent pourquoi, s'il y a des gens qui veulent nous attaquer. Je leur dis que là, on ne fait que s'entraîner (ça fait tellement longtemps que la Suisse s'entraîne, d'ailleurs, qu'elle sera sûrement totalement prête le jour où un pépin arrivera...) et que c'est si jamais il y a la guerre. Petite précision: j'évite que mes filles regardent le téléjournal, convaincue que même si on ne peut pas les préserver de tout, j'ai déjà assez à faire avec les nombreuses autres questions qui me sont posées. Fin de l'aparté.
Donc elles me demandent si par exemple l'Allemagne fait la guerre (la copine de leur père vient de là-bas, d'où le lien immédiat, je suppose) et là, je dis, qu'est-ce qui m'a pris??!! Je leur explique que la guerre avec l'Allemagne, c'était il y a très longtemps, et comme elles enchaînent pour savoir contre qui, je me retrouve à essayer de m'en sortir en disant qu'il y avait un Monsieur très, très méchant qui avait tué plein de gens et que tous les pays s'étaient mis contre lui. Déjà, le fait de devoir essayer de ne pas stigmatiser toute une nation sur la base d'une période sombre, ça demande un certain recul compte tenu du fait qu'il serait facile de jeter la pierre aux Allemands en général. Ensuite, quand elles m'ont demandé son nom et que je me suis entendue dire: "Adolf Hitler", j'ai eu l'impression de commettre l'irréparable. De un, si elles en parlent à l'école, que va penser la maîtresse? De deux, entendre ce nom dans la bouche de mes filles, ça m'a moi-même choquée tant le décalage entre ce qu'elles en comprennent et la réalité est grand. De trois, j'ai eu le sentiment de leur parler de quelque chose de totalement hors de leur perception historique.
En effet, est-ce que, pour elles, dans quelques années, cette guerre que même leurs grands-parents n'auront pas connue, aura encore une résonance quelconque? Entre moi-même et la deuxième guerre, il y avait la mémoire de mes grands-parents, me racontant leurs anecdotes et leur perception. Ils faisaient en quelque sorte partie de l'Histoire avec un grand H. Désormais, qui leur transmettra la réalité de ce qui leur apparaîtra peut-être comme de simples archives dans dix ans? Qu'est-ce qui m'a pris? L'éveil de ma conscience qu'être parent, c'est aussi assurer le devoir de la mémoire? Franchement, je n'en sais rien. Mes les enfants de 5 ans sont épuisants, ça c'est sûr. Passant de la création de l'univers, à la découverte du feu, la sexualité, Georges Braque (oui, merci la maîtresse), mes filles me font réaliser à quel point je vais encore en baver les 15 prochaines années... Super Nanny, tu me manques!!!
lundi 23 mai 2011
Soeur Sourire
C'est tout moi, ça: les bonnes blagues dès le titre du billet, et de préférence, réservée aux personnes dotées d'une très grande culture (ceux qui ne voient pas l'allusion trouveront très vite la référence!)... Vous avez deviné? On me reproche parfois de ne pas me lâcher sur mon blog, mais là, cette histoire a fait turbiné mon imagination pendant toutes mes vacances et a réveillé mes envies d'échafauder des théories absurdes. Je parle de l'affaire DSK. Vu que tous les médias s'en donnent à coeur joie, y a pas de raisons que je ne fasse pas un melting-pot des réactions, y compris celles sous-entendues et celles qu'on aurait encore pu entendre.
Théorie numéro 1: le complot "anti-Obama".
Vous avez remarqué qu'après avoir fait l'actualité et renforcé la popularité d'Obama, on n'a plus rien entendu sur les suites de l'affaire Ben Laden? En fait, maintenant, on se fout de savoir ce qui s'est vraiment passé, du fait qu'il était armé ou pas, qu'il a été balancé à la mer, qu'une de ses femmes peut témoigner et qu'Obama a libéré le monde de l'ennemi public numéro 1. Y a bien eu le mariage de William, mais ça n'a duré qu'une journée et puis les frasques de Pippa n'occupe plus que les magazines people, pas de quoi soulever les foules. Alors Obama risquait bien de refaire l'actu et ça allait de paire avec l'idée d'une purge des gêneurs de tous poils (les Américains ont d'ailleurs "demandé" à Khadafi de s'exiler, gentiment) initiée par le "Printemps Arabe". Pas compliqué: c'est un coup des Démocrates qui ont monté ce complot afin de détourner l'attention des médias d'Obama et de donner l'avantage au petit hongrois français qui était, lui, en mauvaise posture et ne pouvait pas imaginer que sa belle chanteuse aller enfin tomber enceinte grâce à la magie de la procréation médicalement assistée. Absurde? Exactement.
Théorie numéro 2: le complot "féministe"
C'est vrai, y en a marre que les délinquants sexuels soient vus comme des séducteurs un peu portés sur la chose, surtout que DSK n'en est pas à son coup d'essai, selon Mme Banon. Il faut un exemple pour défendre la cause des femmes victimes d'agressions sexuelles... Ségolène a d'ailleurs eu une pensée pour la victime, elle qui défend justement cette cause (en même temps, elle, elle ne risque pas grand-chose de ce côté-là). Mine de rien, elle a su faire sentir que bien que la retenue soit de mise, elle penchait sérieusement pour la jeune femme du Sofitel. D'ailleurs, il semblerait qu'une troisième affaire soit en train de faire surface, comme par hasard, les langues se délient, alors que DSK était au sommet de son art et probablement très bien parti pour les présidentielles. Ben maintenant, il n'est plus rien, si ce n'est l'occasion rêvée d'attirer l'attention du public et des médias sur les charges qui l'accablent et qui vont enfin permettre de faire passer ce genre de crime du simple fait divers à la Une des médias de toute la planète. La cause des victimes en sort grandie et mise en lumière: trop beau pour être vrai?...
Théorie numéro 3: le complot "du zizi"
On a là un homme qui occupe un poste parmi les plus prestigieux de la planète, régulant les finances du monde et dotés de compétences hors norme. Une intelligence stratégique rare, des diplômes à ne plus en finir, un charisme flagrant, une femme belle, une position de favori pour les prochaines élections à la Présidence... Bref, il a tout. C'est un homme de pouvoir, et on dit que le pouvoir c'est justement l'objectif ultime de ce type de personnalités. Et voilà que tout à coup, cet homme se trouve piégé par ce qu'il a en commun avec Monsieur tout-le-monde: ses pulsions. Sur ce point-là, rien ne le différencie du mec ivre qui, sortant de boîte de nuit et ayant le QI d'un poisson rouge, se rue sur une nana en estimant qu'elle l'a bien cherché... L'habit ne fait pas le moine et je me demande si ce n'est pas rassurant de se dire que s'il a vraiment fait ce qu'on lui reproche, son goût pour le pouvoir a été cannibalisé par sa pulsion et que, même s'il ne l'a pas fait et que la jeune femme était consentante, le résultat est le même. Un suicide politique et professionnel.
Au-delà de mes tribulations sans fondement si ce n'est l'objectif de divaguer sur un sujet qui envahit nos chaînes de télé, je suis juste consternée de voir l'analyse faite du système américain, notamment lorsque DSK a été filmé menotté et escorté lors de son arrestation. Les médias trouvaient cela odieux et allant à l'encontre de la dignité humaine. Et j'étais d'accord. Mais alors, pourquoi a-t-elle été diffusée par ces mêmes médias? C'est ça, l'information? Vraiment?
Théorie numéro 1: le complot "anti-Obama".
Vous avez remarqué qu'après avoir fait l'actualité et renforcé la popularité d'Obama, on n'a plus rien entendu sur les suites de l'affaire Ben Laden? En fait, maintenant, on se fout de savoir ce qui s'est vraiment passé, du fait qu'il était armé ou pas, qu'il a été balancé à la mer, qu'une de ses femmes peut témoigner et qu'Obama a libéré le monde de l'ennemi public numéro 1. Y a bien eu le mariage de William, mais ça n'a duré qu'une journée et puis les frasques de Pippa n'occupe plus que les magazines people, pas de quoi soulever les foules. Alors Obama risquait bien de refaire l'actu et ça allait de paire avec l'idée d'une purge des gêneurs de tous poils (les Américains ont d'ailleurs "demandé" à Khadafi de s'exiler, gentiment) initiée par le "Printemps Arabe". Pas compliqué: c'est un coup des Démocrates qui ont monté ce complot afin de détourner l'attention des médias d'Obama et de donner l'avantage au petit hongrois français qui était, lui, en mauvaise posture et ne pouvait pas imaginer que sa belle chanteuse aller enfin tomber enceinte grâce à la magie de la procréation médicalement assistée. Absurde? Exactement.
Théorie numéro 2: le complot "féministe"
C'est vrai, y en a marre que les délinquants sexuels soient vus comme des séducteurs un peu portés sur la chose, surtout que DSK n'en est pas à son coup d'essai, selon Mme Banon. Il faut un exemple pour défendre la cause des femmes victimes d'agressions sexuelles... Ségolène a d'ailleurs eu une pensée pour la victime, elle qui défend justement cette cause (en même temps, elle, elle ne risque pas grand-chose de ce côté-là). Mine de rien, elle a su faire sentir que bien que la retenue soit de mise, elle penchait sérieusement pour la jeune femme du Sofitel. D'ailleurs, il semblerait qu'une troisième affaire soit en train de faire surface, comme par hasard, les langues se délient, alors que DSK était au sommet de son art et probablement très bien parti pour les présidentielles. Ben maintenant, il n'est plus rien, si ce n'est l'occasion rêvée d'attirer l'attention du public et des médias sur les charges qui l'accablent et qui vont enfin permettre de faire passer ce genre de crime du simple fait divers à la Une des médias de toute la planète. La cause des victimes en sort grandie et mise en lumière: trop beau pour être vrai?...
Théorie numéro 3: le complot "du zizi"
On a là un homme qui occupe un poste parmi les plus prestigieux de la planète, régulant les finances du monde et dotés de compétences hors norme. Une intelligence stratégique rare, des diplômes à ne plus en finir, un charisme flagrant, une femme belle, une position de favori pour les prochaines élections à la Présidence... Bref, il a tout. C'est un homme de pouvoir, et on dit que le pouvoir c'est justement l'objectif ultime de ce type de personnalités. Et voilà que tout à coup, cet homme se trouve piégé par ce qu'il a en commun avec Monsieur tout-le-monde: ses pulsions. Sur ce point-là, rien ne le différencie du mec ivre qui, sortant de boîte de nuit et ayant le QI d'un poisson rouge, se rue sur une nana en estimant qu'elle l'a bien cherché... L'habit ne fait pas le moine et je me demande si ce n'est pas rassurant de se dire que s'il a vraiment fait ce qu'on lui reproche, son goût pour le pouvoir a été cannibalisé par sa pulsion et que, même s'il ne l'a pas fait et que la jeune femme était consentante, le résultat est le même. Un suicide politique et professionnel.
Au-delà de mes tribulations sans fondement si ce n'est l'objectif de divaguer sur un sujet qui envahit nos chaînes de télé, je suis juste consternée de voir l'analyse faite du système américain, notamment lorsque DSK a été filmé menotté et escorté lors de son arrestation. Les médias trouvaient cela odieux et allant à l'encontre de la dignité humaine. Et j'étais d'accord. Mais alors, pourquoi a-t-elle été diffusée par ces mêmes médias? C'est ça, l'information? Vraiment?
dimanche 22 mai 2011
Carte postale de Djerba
Vous l'avez attendu, celui-là, pas vrai? Mon Koh-Lanta à moi, sans iPhone et seule en pays étranger. Un pays en plein changement... Eh bien, vous allez être déçus sur ces deux points. Finalement, je me suis très bien passée de vous (aussi bien que vous de moi ;-)) et si je n'avais pas su qu'une révolution avait eu lieu pas très loin de là, je n'aurais rien remarqué de spécial. J'ai bien tenté de mener l'enquête, mais quelle déception: l'investigatrice médiocre que je suis a engagé la conversation avec les "locaux" pour leur demander ce qu'il pensait de tout ça, avec, je dois bien l'avouer, une certaine attente d'un enthousiasme prononcé, du type: "ça a changé nos vies", "ça a été incroyable", "ça a été dur", "je connais des gens qui...". Rien du tout. Un désabus total. Ils s'attendaient à des changements immédiats, notamment sur leur salaire, sur les horaires de travail, ils avaient de l'espoir sur des choses très concrètes. Un serveur gagne environ 390 dinars tunisiens (260 francs) et en cas de chômage, point de salut, point d'argent. Ils n'ont pas vraiment de semaines de vacances non plus, sauf si le patron n'a pas de travail pour eux...
Ils reconnaissent quand même une chose: ils ont le droit de se plaindre et de parler, ce qui n'était pas le cas avant. La liberté. Mais une liberté qui ne remplit ni un frigo, ni un appartement.
Concernant les choses un peu plus légères, j'ai été frappée de voir le mélange de femmes portant le voile et entièrement couvertes passant leurs journées à l'intérieur de l'hôtel, tandis que les hommes se promènent à leur guise et que, parallèlement, les danseuses du ventre (héritage très ancien du Moyen-Orient), excitent les sens par leur déhanché sensuel et leur tenue... légère. Il y a des paradoxes qui résonnent étrangement quand on les observe directement...

Quant à moi, j'ai constaté qu'être une femme seule en cette contrée est une expérience intéressante à bien des égards: quel que soit l'âge, les charmants tunisiens vous donnent de la "gazelle", "princesse" ou du "chouchou" à tire larigot, et on sent bien sous ces tentatives de séduction, la recherche d'un conte de fées à la mode tunisienne (un passeport à la clé, pour les plus chanceux). Du coup, après quelques agacements, j'en suis venue à me demander qui était responsable de cette attitude et je dois bien avouer qu'ils ne tenteraient pas si ça n'avait pas déjà porté ses fruits... J'ai donc cessé de jeter un regard dur sur ces charmants jeunes hommes, comprenant au vu de leurs conditions de vie, leurs tentatives visant à les améliorer.
En même temps que je me laissais aller à ne rien faire (j'ai quand même "dévoré" 7 bouquins, qui n'ont rien à voir avec le boulot, je précise), j'avais le loisir de voir les infos françaises sur ma télévision avant d'attaquer le buffet du soir. J'ai donc assisté à l'absurdité de l'affaire DSK. Mais ça, je vais en faire un billet tout spécial, parce que ce billet est consacré aux vacances, et pas au fait que les médias deviennent consternants...
PS: la photo, c'est pour montrer que je ne suis pas qu'un pictogramme avec des couettes....
Ils reconnaissent quand même une chose: ils ont le droit de se plaindre et de parler, ce qui n'était pas le cas avant. La liberté. Mais une liberté qui ne remplit ni un frigo, ni un appartement.
Concernant les choses un peu plus légères, j'ai été frappée de voir le mélange de femmes portant le voile et entièrement couvertes passant leurs journées à l'intérieur de l'hôtel, tandis que les hommes se promènent à leur guise et que, parallèlement, les danseuses du ventre (héritage très ancien du Moyen-Orient), excitent les sens par leur déhanché sensuel et leur tenue... légère. Il y a des paradoxes qui résonnent étrangement quand on les observe directement...

Quant à moi, j'ai constaté qu'être une femme seule en cette contrée est une expérience intéressante à bien des égards: quel que soit l'âge, les charmants tunisiens vous donnent de la "gazelle", "princesse" ou du "chouchou" à tire larigot, et on sent bien sous ces tentatives de séduction, la recherche d'un conte de fées à la mode tunisienne (un passeport à la clé, pour les plus chanceux). Du coup, après quelques agacements, j'en suis venue à me demander qui était responsable de cette attitude et je dois bien avouer qu'ils ne tenteraient pas si ça n'avait pas déjà porté ses fruits... J'ai donc cessé de jeter un regard dur sur ces charmants jeunes hommes, comprenant au vu de leurs conditions de vie, leurs tentatives visant à les améliorer.
En même temps que je me laissais aller à ne rien faire (j'ai quand même "dévoré" 7 bouquins, qui n'ont rien à voir avec le boulot, je précise), j'avais le loisir de voir les infos françaises sur ma télévision avant d'attaquer le buffet du soir. J'ai donc assisté à l'absurdité de l'affaire DSK. Mais ça, je vais en faire un billet tout spécial, parce que ce billet est consacré aux vacances, et pas au fait que les médias deviennent consternants...
PS: la photo, c'est pour montrer que je ne suis pas qu'un pictogramme avec des couettes....
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