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Aline Isoz officie en tant qu’experte en transformation numérique auprès des entreprises et institutions romandes. Titulaire d’un Bachelor en Communication, Marketing et Relations publiques, elle a commencé sa carrière dans le monde des agences publicitaires comme indépendante, puis a successivement occupé les postes de Directrice de création et de Directrice des stratégies digitales en Suisse romande, avant d’ouvrir sa propre agence en gestion de marques et branding, Blackswan et alineisoz.ch, un service d'accompagnement à la transformation digitale des RH, notamment. 

Nominée en 2015 pour le prix de la « Femme digitale de l’année » au Meilleur du Web, Aline Isoz a mis sur pied une délégation suisse de femmes actives dans le numérique invitée à la Journée de la femme digitale à Paris en mars 2016 ; elle consacre depuis une série de portraits aux femmes suisses du numérique dans Le Temps, après avoir tenu pendant 5 ans une chronique dans le magazine Bilan.

Membre de l’ACAD, elle intervient régulièrement dans le cadre de conférences ou d’ateliers thématiques auprès de décideurs, d’administrateurs de société et commente également les enjeux liés au numérique dans les médias en tant qu’experte. 

En 2016, elle est devenue membre du comité du Cercle suisse des administratrices, membre d’une commission pour Vigiswiss et a rejoint le conseil consultatif de la société aequivalent, de même que le conseil d’administration de la société Globaz SA.

De nationalité suisse, Aline Isoz parle français, allemand et anglais et elle a suivi des formations sur le Business Model Canvas Generation, sur l’intelligence économique et la veille stratégique, ainsi que sur les ressources humaines. 

jeudi 11 août 2011

Alerte à Malibu?

Etrange chose que de constater - à force de fréquenter les piscines - à quel point les petites filles d'aujourd'hui finissent par ressembler à leur mère. A moins que ce ne soit le contraire.

A mon époque (je savais que ça m'arriverait un jour de dire ça!), jusqu'à ce que la puberté marque son territoire en nous affublant des deux protubérances qui allaient par la suite faire partie de notre arsenal de séduction, les petites filles portaient des maillots de bain une pièce. Et je ne parle pas des maillots de nageuses de compétition, mais de petits slips de bain tout simples. 

Du coup, on se promenait le torse à l'air, exactement comme les garçons et c'était la couleur du slip ou ses ornements qui nous démarquaient les uns des autres. Or, désormais, plus de slip de bain pour les petites filles, et déjà à peine pour les bébés. En effet, on passe du pampers spécial insubmersible à l'effigie de Nemo (je parle du poisson), au maillot deux-pièces avec soutien-gorge triangle. Je vous jure que je n'ai vu aucune fillette âgée de plus de 4 ans avec juste un slip de bain en train de patauger dans l'eau. Pas une. Les miennes portent un une pièce parce que je trouve cela étrange de mettre un soutien-gorge à des enfants qui n'ont finalement pas exactement besoin de soutien à cet endroit-là (il fait plutôt souvent défaut ailleurs!), mais pourquoi un une pièce, finalement?

Je leur ai demandé si cela les dérangerait de se promener en culotte à la piscine et elles m'ont répondu que non, pas du tout. Puis, j'ai demandé à moi-même ce qui avait pu changer pour que les fillettes d'aujourd'hui soient vêtues comme des grandes?

Il y a sûrement le fait que nous vivons dans une société de plus en plus axée sur ses enfants parce que constituée d'individus de moins en moins capables de trouver un sens à leur vie tout seuls; il y a aussi le fait que la surmédiatisation de cas de pédophilie nous font craindre le moindre signal sexuel qui pourrait être envoyé à l'extérieur par nos enfants (bien que dès la puberté, les adolescentes se promènent dans des tenues largement sexuées...); il y a ensuite le fait que si les mamans d'aujourd'hui portent des t-shirts à paillettes et ont droit à leur ligne de lunettes solaires Hello Kitty, il paraît normal que les filles portent des maillots de bimbos et du vernis à ongles; il y a finalement le fait, et c'est vrai, qu'on ne trouve plus de slips de bain dans les magasins, peut-être parce qu'un bikini se vend plus cher qu'un monokini.

Mais entre les mini-Miss, les Graines de chanteur ou autres, les enfants de stars fashion qui inspirent les lectrices des magazines, c'est peut-être bien un peu de l'enfance de nos enfants qu'on est en train de voler. Pour nous offrir une sorte de deuxième jeunesse à travers eux? C'est bien possible et c'est même probablement un écueil inévitable... Pourtant, en métamorphosant les petites filles en petites adultes à coups d'artifices d'adulte, là seule chose qu'on parvient à faire, c'est à les transformer en nous, et non le contraire...

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