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Aline Isoz officie en tant qu’experte en transformation numérique auprès des entreprises et institutions romandes. Titulaire d’un Bachelor en Communication, Marketing et Relations publiques, elle a commencé sa carrière dans le monde des agences publicitaires comme indépendante, puis a successivement occupé les postes de Directrice de création et de Directrice des stratégies digitales en Suisse romande, avant d’ouvrir sa propre agence en gestion de marques et branding, Blackswan et alineisoz.ch, un service d'accompagnement à la transformation digitale des RH, notamment. 

Nominée en 2015 pour le prix de la « Femme digitale de l’année » au Meilleur du Web, Aline Isoz a mis sur pied une délégation suisse de femmes actives dans le numérique invitée à la Journée de la femme digitale à Paris en mars 2016 ; elle consacre depuis une série de portraits aux femmes suisses du numérique dans Le Temps, après avoir tenu pendant 5 ans une chronique dans le magazine Bilan.

Membre de l’ACAD, elle intervient régulièrement dans le cadre de conférences ou d’ateliers thématiques auprès de décideurs, d’administrateurs de société et commente également les enjeux liés au numérique dans les médias en tant qu’experte. 

En 2016, elle est devenue membre du comité du Cercle suisse des administratrices, membre d’une commission pour Vigiswiss et a rejoint le conseil consultatif de la société aequivalent, de même que le conseil d’administration de la société Globaz SA.

De nationalité suisse, Aline Isoz parle français, allemand et anglais et elle a suivi des formations sur le Business Model Canvas Generation, sur l’intelligence économique et la veille stratégique, ainsi que sur les ressources humaines. 

dimanche 26 juin 2011

L'égalité des sexes aux orties...

Je vais encore me faire des copines, mais à mon âge, on compte ses amies sur les doigts d'une main de toute façon, alors...

Quel est l'équivalent du féminisme, pour vous? Pour moi, c'est le machisme: la propension naturelle d'un sexe à émettre des critiques acerbes sur l'autre afin de prouver sa valeur par l'opposition. Un truc primaire, initialement apanage de la gente masculine et là, c'est sûr, certaines femmes sont bien les égales de certains hommes.

Pourquoi parler d'égalité, alors que bon sang, nous ne le sommes pas et que c'est justement ça qui est intéressant? Nous sommes différents, émotionnellement, physiologiquement, psychiquement, scientifiquement. Nous courrons toujours le 100 mètres en plus de temps que les hommes, nous continuerons à pleurer plus facilement devant un film avec Kate Winslet, nous aurons toujours une tendance naturelle à faire des risettes à un bébé et nous aurons toujours une préférence pour les discussions nocturnes. Oh, bien sûr, vous pouvez trouver cela limitatif, vous pouvez avec raison hurler au scandale parce que les femmes restent moins payées que les hommes à poste équivalent, qu'elles passent plus de temps à s'occuper du foyer et des tâches ménagères, mais voilà, c'est comme ça.

La plupart d'entre nous continuent d'espérer que l'homme qui les invite leur ouvrira la portière de la voiture, leur prendra leur manteau et paiera l'addition à la fin du repas. Pourquoi s'en cacher? Vous croyez que quand je vois mes filles, j'ai envie de leur dire qu'elles sont l'égal des hommes alors qu'elles rêvent de princesses, qu'elles adorent les barrettes qui brillent et les robes qui tournent quand elles dansent? Au risque d'en décevoir certaines: non!

Parce que je trouve ça beau que nous soyons si différents et que nous soyons capables en même temps de tomber amoureux les uns des autres, parce que je trouve qu'il y a plein d'avantages à être une femme, que je n'échangerais pas ma place avec un homme. Parce que je n'ai pas l'impression qu'à l'époque où une Marguerite Duras était "écrivain", elle était moins talentueuse et touchante que depuis qu'on a inventé le mot "écrivaine".

Au fait, c'est quoi l'équivalent de "blaireau", pour une femme?...

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