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Aline Isoz officie en tant qu’experte en transformation numérique auprès des entreprises et institutions romandes. Titulaire d’un Bachelor en Communication, Marketing et Relations publiques, elle a commencé sa carrière dans le monde des agences publicitaires comme indépendante, puis a successivement occupé les postes de Directrice de création et de Directrice des stratégies digitales en Suisse romande, avant d’ouvrir sa propre agence en gestion de marques et branding, Blackswan et alineisoz.ch, un service d'accompagnement à la transformation digitale des RH, notamment. 

Nominée en 2015 pour le prix de la « Femme digitale de l’année » au Meilleur du Web, Aline Isoz a mis sur pied une délégation suisse de femmes actives dans le numérique invitée à la Journée de la femme digitale à Paris en mars 2016 ; elle consacre depuis une série de portraits aux femmes suisses du numérique dans Le Temps, après avoir tenu pendant 5 ans une chronique dans le magazine Bilan.

Membre de l’ACAD, elle intervient régulièrement dans le cadre de conférences ou d’ateliers thématiques auprès de décideurs, d’administrateurs de société et commente également les enjeux liés au numérique dans les médias en tant qu’experte. 

En 2016, elle est devenue membre du comité du Cercle suisse des administratrices, membre d’une commission pour Vigiswiss et a rejoint le conseil consultatif de la société aequivalent, de même que le conseil d’administration de la société Globaz SA.

De nationalité suisse, Aline Isoz parle français, allemand et anglais et elle a suivi des formations sur le Business Model Canvas Generation, sur l’intelligence économique et la veille stratégique, ainsi que sur les ressources humaines. 

dimanche 22 mai 2011

Carte postale de Djerba

Vous l'avez attendu, celui-là, pas vrai? Mon Koh-Lanta à moi, sans iPhone et seule en pays étranger. Un pays en plein changement... Eh bien, vous allez être déçus sur ces deux points. Finalement, je me suis très bien passée de vous (aussi bien que vous de moi ;-)) et si je n'avais pas su qu'une révolution avait eu lieu pas très loin de là, je n'aurais rien remarqué de spécial. J'ai bien tenté de mener l'enquête, mais quelle déception: l'investigatrice médiocre que je suis a engagé la conversation avec les "locaux" pour leur demander ce qu'il pensait de tout ça, avec, je dois bien l'avouer, une certaine attente d'un enthousiasme prononcé, du type: "ça a changé nos vies", "ça a été incroyable", "ça a été dur", "je connais des gens qui...". Rien du tout. Un désabus total. Ils s'attendaient à des changements immédiats, notamment sur leur salaire, sur les horaires de travail, ils avaient de l'espoir sur des choses très concrètes. Un serveur gagne environ 390 dinars tunisiens (260 francs) et en cas de chômage, point de salut, point d'argent. Ils n'ont pas vraiment de semaines de vacances non plus, sauf si le patron n'a pas de travail pour eux...

Ils reconnaissent quand même une chose: ils ont le droit de se plaindre et de parler, ce qui n'était pas le cas avant. La liberté. Mais une liberté qui ne remplit ni un frigo, ni un appartement.

Concernant les choses un peu plus légères, j'ai été frappée de voir le mélange de femmes portant le voile et entièrement couvertes passant leurs journées à l'intérieur de l'hôtel, tandis que les hommes se promènent à leur guise et que, parallèlement, les danseuses du ventre (héritage très ancien du Moyen-Orient), excitent les sens par leur déhanché sensuel et leur tenue... légère. Il y a des paradoxes qui résonnent étrangement quand on les observe directement...

Quant à moi, j'ai constaté qu'être une femme seule en cette contrée est une expérience intéressante à bien des égards: quel que soit l'âge, les charmants tunisiens vous donnent de la "gazelle", "princesse" ou du "chouchou" à tire larigot, et on sent bien sous ces tentatives de séduction, la recherche d'un conte de fées à la mode tunisienne (un passeport à la clé, pour les plus chanceux). Du coup, après quelques agacements, j'en suis venue à me demander qui était responsable de cette attitude et je dois bien avouer qu'ils ne tenteraient pas si ça n'avait pas déjà porté ses fruits... J'ai donc cessé de jeter un regard dur sur ces charmants jeunes hommes, comprenant au vu de leurs conditions de vie, leurs tentatives visant à les améliorer.

En même temps que je me laissais aller à ne rien faire (j'ai quand même "dévoré" 7 bouquins, qui n'ont rien à voir avec le boulot, je précise), j'avais le loisir de voir les infos françaises sur ma télévision avant d'attaquer le buffet du soir. J'ai donc assisté à l'absurdité de l'affaire DSK. Mais ça, je vais en faire un billet tout spécial, parce que ce billet est consacré aux vacances, et pas au fait que les médias deviennent consternants...

PS: la photo, c'est pour montrer que je ne suis pas qu'un pictogramme avec des couettes....

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