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Aline Isoz officie en tant qu’experte en transformation numérique auprès des entreprises et institutions romandes. Titulaire d’un Bachelor en Communication, Marketing et Relations publiques, elle a commencé sa carrière dans le monde des agences publicitaires comme indépendante, puis a successivement occupé les postes de Directrice de création et de Directrice des stratégies digitales en Suisse romande, avant d’ouvrir sa propre agence en gestion de marques et branding, Blackswan et alineisoz.ch, un service d'accompagnement à la transformation digitale des RH, notamment. 

Nominée en 2015 pour le prix de la « Femme digitale de l’année » au Meilleur du Web, Aline Isoz a mis sur pied une délégation suisse de femmes actives dans le numérique invitée à la Journée de la femme digitale à Paris en mars 2016 ; elle consacre depuis une série de portraits aux femmes suisses du numérique dans Le Temps, après avoir tenu pendant 5 ans une chronique dans le magazine Bilan.

Membre de l’ACAD, elle intervient régulièrement dans le cadre de conférences ou d’ateliers thématiques auprès de décideurs, d’administrateurs de société et commente également les enjeux liés au numérique dans les médias en tant qu’experte. 

En 2016, elle est devenue membre du comité du Cercle suisse des administratrices, membre d’une commission pour Vigiswiss et a rejoint le conseil consultatif de la société aequivalent, de même que le conseil d’administration de la société Globaz SA.

De nationalité suisse, Aline Isoz parle français, allemand et anglais et elle a suivi des formations sur le Business Model Canvas Generation, sur l’intelligence économique et la veille stratégique, ainsi que sur les ressources humaines. 

lundi 25 juin 2012

De la beauté du football

A défaut de Journées Mondiales, on mangera donc de l'affabulatrice... Parce qu'il faut bien que la plume exulte et que se déversent les mots en tous genres.

Je dois avouer que pour une fois, je n'étais pas rivée devant mon petit écran à l'occasion de cette euro 2012, peut-être trop à l'Est géographiquement, peut-être trop à l'Ouest contextuellement. Dans une Europe en berne qui oscille entre bouleversement des rapports de force politiques et fracture économique, le ballon rond peinait à cristalliser mon intérêt déjà fort sollicité par les maux de ce monde (et la gestion du quotidien)...

Bien sûr, me parvenaient ça et là les victoires et déboires des uns et des autres, mis en perspective avec leur situation économique, rendant le jeu tout à coup bien plus stigmatisant, transformant les joueurs en porte-drapeaux non plus des valeurs de leur nation, mais de sa valeur tout court. Pour faire preuve d'emphase: sur le grand échiquier des stratégies de croissance ou d'austérité de leur pays, les 16 équipes engagées devenaient des pions illustrant la pertinence d'un choix à l'égard de l'autre, selon leur score après 90 minutes... de football.

Ainsi, la rencontre Allemagne-Grèce s'est-elle transformée en combat entre la réussite économique germanique et des Héllènes pointés du doigt, "cancres" d'un système qui ne pardonne rien et vous poursuit jusque dans les 16 mètres. L'équipe de France, quant à elle, portait les espoirs d'un peuple pour qui le changement, ça devait être maintenant, pas demain, ni après-demain, et dont la capacité à accorder du temps au temps pour les chantiers d'envergure semble être parfaitement illustrée par une 1ère Dame qui n'en est pas une et qui tweete plus vite que son ombre de mari.

Difficile donc de se laisser séduire par des matchs dont les enjeux relèvent davantage de la démonstration de puissance d'une politique sur une autre que de la passion, du plaisir, du jeu... et d'une pointe de chauvinisme exacerbé. (Merci aux médias, qui ont réussi à dépolitiser la politique pour la transformer en rubrique "Mode & People" tandis qu'ils politisaient le foot pour remplir leurs éditos.)

Heureusement, hier, le foot est redevenu foot, juste du foot, rien que du foot. L'Italie rencontrait l'Angleterre, l'équipe européenne la plus étoilée du ballon rond rencontrait la nation qui a inventé la discipline. 90 minutes pendant lesquelles les joueurs ont fait oublié les frasques de leurs dirigeants respectifs, leurs problèmes économiques, les nôtres, l'Europe, les plans d'austérité, le G20, etc. Hier, le gazon a repris ses droits.

Et parce que, parfois, les bonnes choses durent un peu, on a eu droit à du rab, avec des prolongations marquées par la fatigue, mais aussi l'envie, l'esprit d'équipe. Hélas, à la fin d'un quart de finale, il faut un gagnant et un seul, et les deux équipes, réputées malchanceuses - pour ne pas dire plus - aux tirs au but, ont scellé leur destin dans un face-à-face homme/gardien qui a finalement vu l'Italie vaincre. Et c'était mérité. Footballistiquement.

Comme quoi, le foot, quand c'est bien fait, c'est avant tout du foot: 22 types, 2 stratégies, un ballon, un vainqueur et un perdant... jusqu'au prochain match. Quant à ceux qui aimeraient instrumentaliser ce sport populaire au moyen d'arguments populistes, avant de critiquer ceux qui ne font pas leur job sur un terrain, qu'ils fassent donc le leur, ça nous changera. Et moi, je pourrai de nouveau regarder l'euro pour ce que c'est: une magnifique compétition sportive qui me donne la chair de poule parfois, me fait hurler contre l'arbitre et me permet de déterminer (enfin) la nationalité de ces voisins d'immeuble que je connais si peu.


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