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Aline Isoz officie en tant qu’experte en transformation numérique auprès des entreprises et institutions romandes. Titulaire d’un Bachelor en Communication, Marketing et Relations publiques, elle a commencé sa carrière dans le monde des agences publicitaires comme indépendante, puis a successivement occupé les postes de Directrice de création et de Directrice des stratégies digitales en Suisse romande, avant d’ouvrir sa propre agence en gestion de marques et branding, Blackswan et alineisoz.ch, un service d'accompagnement à la transformation digitale des RH, notamment. 

Nominée en 2015 pour le prix de la « Femme digitale de l’année » au Meilleur du Web, Aline Isoz a mis sur pied une délégation suisse de femmes actives dans le numérique invitée à la Journée de la femme digitale à Paris en mars 2016 ; elle consacre depuis une série de portraits aux femmes suisses du numérique dans Le Temps, après avoir tenu pendant 5 ans une chronique dans le magazine Bilan.

Membre de l’ACAD, elle intervient régulièrement dans le cadre de conférences ou d’ateliers thématiques auprès de décideurs, d’administrateurs de société et commente également les enjeux liés au numérique dans les médias en tant qu’experte. 

En 2016, elle est devenue membre du comité du Cercle suisse des administratrices, membre d’une commission pour Vigiswiss et a rejoint le conseil consultatif de la société aequivalent, de même que le conseil d’administration de la société Globaz SA.

De nationalité suisse, Aline Isoz parle français, allemand et anglais et elle a suivi des formations sur le Business Model Canvas Generation, sur l’intelligence économique et la veille stratégique, ainsi que sur les ressources humaines. 

mardi 14 août 2012

Je t'aime... Facebook!

Peut-on encore aimer à l'heure des réseaux sociaux? Et si on le peut, une relation saine et équilibrée est-elle seulement possible quand la pollution virtuelle est de la partie?

Pour une fois, je me sens légitime, tiens. Ayant grandi et connu mes premières amours alors que Mark était encore en couches-culottes, je peux témoigner des rencontres dans la vraie vie, des téléphones interdits en dehors de certaines heures, des missives par poste et des ruptures exemplaires.

Il était une fois... "nous, quand on était jeunes et qu'on sortait ensemble, on était vraiment "ensemble", sans sms, sans Whatsapp, sans consultation de nos mails ou de nos fils d'actualité. Nous, quand on était jeunes et qu'on regardait la télévision, on regardait VRAIMENT la télévision. Nous, quand on était jeunes, on ne savait que plus tard ce que l'autre avait fait de sa journée ou soirée, pas en se connectant sur Facebook, et du coup, on avait des trucs à se dire quand on se retrouvait. Nous, quand on était jeunes, si on voulait se parler ou se voir, il fallait s'organiser et se rappeler des numéros des gens par coeur. Nous, quand on était jeunes et qu'on voulait se dire que l'on s'aimait, on se le disait, on se l'écrivait, on se voyait.

Mais nous, aussi, on ne se sentait pas obligés de choisir entre des moments avec nos amis et des moments avec notre moitié: les univers étaient compartimentés. De même pour le travail, etc. Nous, quand on prenait une photo de nous, on devait attendre des jours, des semaines, pour voir le résultat sous nos yeux, et cette attente participait de l'euphorie. Nous, quand on était jeunes et qu'on s'aimait, on le montrait plus, on le disait moins. Et quand on voulait dédier une chanson à l'Autre, il fallait faire de VRAIES recherches et lui "fabriquer" une cassette audio qu'il découvrait tout seul, chez lui, ou sur son walk-man."

Ne vous y trompez pas, je ne suis pas nostalgique des vieux Sony, des téléphones fixes, des téléviseurs cathodiques, des trajets en bus ou en stop, des pellicules, des photos floues, etc., non, je suis juste nostalgique de toutes ces petites choses qui faisaient que l'Amour, ça nous impliquait réellement. 

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