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Aline Isoz officie en tant qu’experte en transformation numérique auprès des entreprises et institutions romandes. Titulaire d’un Bachelor en Communication, Marketing et Relations publiques, elle a commencé sa carrière dans le monde des agences publicitaires comme indépendante, puis a successivement occupé les postes de Directrice de création et de Directrice des stratégies digitales en Suisse romande, avant d’ouvrir sa propre agence en gestion de marques et branding, Blackswan et alineisoz.ch, un service d'accompagnement à la transformation digitale des RH, notamment. 

Nominée en 2015 pour le prix de la « Femme digitale de l’année » au Meilleur du Web, Aline Isoz a mis sur pied une délégation suisse de femmes actives dans le numérique invitée à la Journée de la femme digitale à Paris en mars 2016 ; elle consacre depuis une série de portraits aux femmes suisses du numérique dans Le Temps, après avoir tenu pendant 5 ans une chronique dans le magazine Bilan.

Membre de l’ACAD, elle intervient régulièrement dans le cadre de conférences ou d’ateliers thématiques auprès de décideurs, d’administrateurs de société et commente également les enjeux liés au numérique dans les médias en tant qu’experte. 

En 2016, elle est devenue membre du comité du Cercle suisse des administratrices, membre d’une commission pour Vigiswiss et a rejoint le conseil consultatif de la société aequivalent, de même que le conseil d’administration de la société Globaz SA.

De nationalité suisse, Aline Isoz parle français, allemand et anglais et elle a suivi des formations sur le Business Model Canvas Generation, sur l’intelligence économique et la veille stratégique, ainsi que sur les ressources humaines. 

samedi 4 août 2012

Le pays des Bisounours

Sur le papier, j'ai 37 ans, d'après les sources officielles. D'après mes parents, d'après l'Etat Civil, d'après mes diplômes, tout correspond.

Dans la réalité, j'oscille entre 7 et 17 ans. Autant dire que mes filles commencent à être plus matures que moi sur certains aspects.

Je ne parle même pas de ma tendance à m'enthousiasmer devant le moindre truc comme si je découvrais un arc-en-ciel ou un coucher de soleil pour la première fois; ni de mon côté désinhibé qui me pousse à danser et chanter comme si j'étais seule au monde et que je faisais ça très bien.

Non, je fais juste allusion à mon incapacité à concevoir le mal à travers le monde et à être persuadée que me promener à 2 heures du matin dans un quartier douteux est une façon de contrer les idées reçues pour prouver que les faits divers ne sont pas une généralité, mais des cas d'exception.

Et voilà comment, depuis 20 ans (au moins), je me retrouve dans des situations pourries, dons d'argent (enfin, prêts, mais les gens sont très longs à rembourser), bénévolat (ce n'est pas parce que les gens n'ont pas de moyens qu'ils ne peuvent avoir droit à de bons conseils), hébergement (à quoi ça sert que j'ai un appart si je n'en fais pas profiter ceux qui n'en ont pas?), amitiés unilatérales (c'est pas de leur faute s'ils ne rappellent pas: leur vie est tellement compliquée), amours euh... oui, mais là non, ça devient vraiment pathétique quand je fouille dans ma mémoire.

La question que je me suis posée est LA question essentielle à laquelle on se retrouve confrontés tôt ou tard (c'est la nature humaine qui veut ça): POURQUOI???

1. Je pense que d'avoir eu un parcours télévisuel du type Babibouchettes, Bisounours, Récré A2, Hélène et les Garçons, La petite maison dans la Prairie (pourquoi cette s..... de Laura Ingalls s'en sort toujours, ça??!!), etc. n'a pas aidé;
2. Je pense que le fait de m'identifier systématiquement à tous les personnages des films que je visionne, passant d'une émotion à l'autre avec une empathie qui me pousse même à comprendre pourquoi Hannibal Lecter est devenu Hannibal Lecter, etc. n'a pas aidé;
3. Je pense que le fait d'avoir des parents qui s'aiment indécemment depuis 40 ans, se baladent main dans la main, ont eu le culot de ne pas divorcer, ont prôné l'amour véritable, la tolérance, etc. n'a pas aidé;
4. Je pense que le fait d'avoir eu le sentiment d'être bénie des Dieux d'être née là où je suis née, en bonne santé, plutôt mignonne, pas trop bête et d'avoir un certain succès dans mon métier, etc. n'a pas aidé;
5. Je pense que le fait d'être entourée de gens qui me veulent du bien, d'avoir des enfants géniaux, d'aimer la vie, la musique, le monde, les êtres humains, les livres, la bouffe, les papillons, le silence, la pluie, etc. n'a pas aidé.

Suite à ces 5 points, je suis finalement arrivée à une réponse: c'est normal que je sois aussi conne, tout a été fait pour que ce soit le cas.

Conclusion: si ce n'est pas moi, le problème, c'est donc que...


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